Jean-Luc Eichenlaub

Directeur des Archives départementales du Haut-Rhin

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Résumé : Sous l’égide de Joseph Schlippe (1885-1970) responsable des monuments historiques à Strasbourg pendant la guerre, des travaux ont été réalisés sur les peintures murales de Baldenheim, Colmar et Guebwiller. Des relevés et des restaurations ont été effectués par Hermann Velte, père et fils. Les relevés des peintures murales de Guebwiller sont maintenant conservés aux Archives départementales du Haut-Rhin, où ils ont été restaurés et numérisés.

Arbeiten an Wandmalereien des Elsass, insbesondere im Dominikanerkloster von Guebwiller während des Zweiten Weltkriegs

Zusammenfassung: Unter der Leitung von Joseph Schlippe (1885-1970), Verantwortlicher des Denkmalamtes in Straßburg („Staatlicher Bevollmächtigter für Denkmalpflege im Elsass“) während des Krieges, wurden Arbeiten an den Wandmalereien von Baldenheim, Colmar und Guebwiller durchgeführt. Hermann Velte, Vater und Sohn, führten die Restaurierungen durch und fertigten Aquarelle an. Die Pausen der Wandmalereien von Guebwiller werden in den Beständen des Archivs des Départements des Haut-Rhin aufbewahrt, wo sie restauriert und digitalisiert wurden.

Les peintures murales des Dominicains de Guebwiller sont connues et citées depuis le milieu du XIXe siècle, leur état de conservation inquiète les experts. Ainsi, Alexandre Straub (1825-1891) : « Quelques-unes ont été badigeonnées dans ces derniers temps, sans qu’on ait pris la peine de prendre un calque des anciennes peintures »[1], Felix Wolff (1852-1925)[2] : « Le meilleur moyen de conserver les peintures murales est de les laisser sous le badigeon », Joseph Walter (1881-1952) : « L’église des Dominicains à Guebwiller présente à tout point de vue un exemple de la grandeur et de la décadence d’un sanctuaire de l’Alsace médiévale. Son affectation actuelle comme marché et (le chœur) comme salle de concert, divisée en plusieurs étages, n’est pas faite pour conserver les fresques des XIVe et XVe siècles qui faisaient de cette église un véritable musée de peinture religieuse. Depuis un demi-siècle plus de la moitié des peintures a disparu »[3].

L’intérêt pour les peintures murales et leur préservation a varié suivant les périodes et les régions. Elles ont été recouvertes et (re)découvertes, et il n’est pas rare qu’après avoir été oubliées, elles réapparaissent lors de travaux, plus ou moins bien conservées. Dès avant la Deuxième Guerre mondiale, certaines ont été photographiées[4] et, pour d’autres, des relevés ont été effectués. C’est particulièrement sur les travaux menés en 1941 sur les peintures murales des Dominicains de Guebwiller, donc pendant l’annexion de fait de l’Alsace et de la Moselle au IIIe Reich, que je vais concentrer mon attention.

1. Les peintures murales des Dominicains de Guebwiller

En 1859, le congrès archéologique de France a lieu à Strasbourg. Les questions 47 et 48 portent sur les peintures murales :

  • Trouve-t-on en Alsace des peintures murales remontant au XIIIe et au XIIIsiècles ?
  • Quelles sont en général les peintures murales les plus remarquables ?

Deux articles de Straub apportent la réponse ; celles des Dominicains de Guebwiller y figurent[5]. La synthèse de Franz Xaver Kraus (1840-1901) les mentionne bien sûr aussi[6].

Depuis, de nombreuses publications locales[7] ou plus générales les citent[8]. La première étude la plus complète, avec schémas et photographies en plus de la description, est celle de l’Inventaire en 1964[9]. Trente ans plus tard, une synthèse est proposée par Virginie Inguenaud[10] et l’analyse d’une scène particulière par André Turcat[11]. Ces deux communications ont été présentées à l’occasion d’un colloque sur les Dominicains en Alsace des origines à nos jours, qui s’est tenu au couvent des Dominicains de Guebwiller, où le Conseil général du Haut-Rhin, devenu propriétaire de l’édifice en 1991, a tenu à commémorer en 1994 le 700e anniversaire de l’implantation des frères prêcheurs à Guebwiller.

Des travaux menés depuis ont aussi porté pour partie sur les peintures murales médiévales ou plus récentes[12]. À cette époque, l’existence des relevés faits pendant la guerre était connue, mais leur état ne permettait pas de les présenter[13].

2. Les relevés faits par Hermann Velte

Les relevés réalisés par Hermann Velte (1883-1946), que ce soit ceux pour l’église de Baldenheim, pour les Dominicains de Colmar ou ceux de Guebwiller, sont cités dans la chronique des Monuments historiques en Alsace publiée en 1942[14]. Ils ne concernent, pour les Dominicains de Guebwiller, que deux travées du jubé[15].

L’Inventaire donne comme lieu de conservation le musée du Florival[16].

En fait, il existe plusieurs séries de relevés, qui ne couvrent que les travées A et D du jubé (pour reprendre la dénomination de l’Inventaire), mais ils ne sont plus au musée du Florival :

  • Des relevés intégrés au Denkmalarchiv, qui sont venus aux Archives départementales du Haut-Rhin dans un versement des Archives des Bâtiments de France, et ont été traités en 2009 et numérisés en 2016[17].
  • Des relevés qui se sont trouvés successivement au musée du Florival, à la Bibliothèque municipale de Colmar, aux Dominicains de Haute-Alsace enfin, et qui sont aujourd’hui aux Archives départementales du Haut-Rhin où ils ont été restaurés et numérisés en 2015[18]. Un dernier relevé est en attente de restauration.

Les relevés du Denkmalarchiv se composent de neuf feuilles de dimensions variables, cotées DMA RAR 112 A 001, les pièces étant cotées de 35 à 43[19].

En voici le détail :

  • Kopien in natürlicher Grösse alte Wandmalerei in der Dominikanerkirche zu Gebweiler im Elsass hergest(ellt) von H. Velte Darmstadt im August 1941.V. En quelque sorte, la page de titre (157 × 122 cm), qui porte une ancienne cote A 10 (fig. 1). Une autre mention figure sur la pièce 42 : Kopien von Hermann Velte Maler Darmstadt ehemaliger Dominikanerkloster Gebweiler Elsass. Aug. Sep. 1941.
  • Martyre de saint Jacques (157 × 157 cm) (fig. 2).
  • Martyre de saint Paul, et en partie de saint Barthélemy (135 × 157 cm) (fig. 3). Porte une ancienne cote B 2.
  • Martyre de saint André (138,5 × 152 cm) (fig. 4).
  • Martyre de saint Jean (136 × 114 cm) (fig. 5). Porte une ancienne cote B 4.
  • Martyre de saint Pierre (136,5 × 180 cm) (fig. 6). Porte une ancienne cote B 5.
  • Partie de la Crucifixion (138 × 155 cm) (fig. 7). Porte une ancienne cote B 6.
  • Crucifixion (156 × 150 cm). Porte une ancienne cote B 7 (fig. 8).
  • 4 évangélistes ? (157 × 130, 5 cm) (fig. 9).

Fig. 1. Hermann Velte, page de couverture des relevés des peintures murales des Dominicains de Guebwiller (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_035).

Fig. 2. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé du martyre de saint Jacques du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_036).

Fig. 3. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé du martyre de saint Paul, et en partie de saint Barthélemy du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_037).

Fig. 4. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé du martyre de saint André du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_038).

Fig. 5. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé du martyre de saint Jean du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_039).

Fig. 6. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, Relevé du martyre de saint Pierre du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_040).

Fig. 7. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé d’une partie de la Crucifixion du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_041).

Fig. 8. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la Crucifixion du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_042).

Fig. 9. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de 4 évangélistes (?) du jubé (Archives d’Alsace, site de Colmar, fonds Denkmalarchiv, FRAD068_DMA_RAR_112_A_001_043).

Ces relevés sont faits sur un assez mauvais papier, en plus des couleurs à l’aquarelle, on peut mentionner l’utilisation de l’or, notamment pour les auréoles. Seule la page de titre (35) est sur un papier plus fort.

Les relevés anciennement au musée du Florival se composent pour leur part de cinq rouleaux de grandes dimensions qui ont été restaurés, entoilés et numérisés pour les quatre premiers d’entre eux (fig. 10 à 14) :

  1. Travée A, registre inférieur 105 × 350 cm.
  2. Travée A, registre supérieur 105 × 275 cm.
  3. Travée D, registre inférieur 157 × 390 cm.
  4. Travée D, registre supérieur 160 × 460 cm.
  5. Rouleau à restaurer.

Fig. 10. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la travée A du jubé, registre inférieur (Archives d’Alsace, site de Colmar, 1073J,FRAD068_1073J_01).

Fig. 11. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la travée A du jubé, registre médian (Archives d’Alsace, site de Colmar, 1073J, FRAD068_1073J_0005).

Fig. 12. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la travée A du jubé, registre supérieur (Archives d’Alsace, site de Colmar, 1073J,FRAD068_1073J_02).

Fig. 13. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la travée D, registre inférieur (Archives d’Alsace, site de Colmar, 1073J,FRAD068_1073J_03).

Fig. 14. Hermann Velte, Guebwiller, église des Dominicains, relevé de la travée D, registre supérieur (Archives d’Alsace, site de Colmar, 1073J,FRAD068_1073J_04).

3. Le cadre de réalisation de ces travaux

Joseph Schlippe (1885-1970), Staatlicher Bevollmächtigter für Denkmalpflege im Elsaß depuis 1940, tient une chronique des activités de la Denkmalpflege im Elsass dans Oberrheinische Kunst. Jahrbuch der oberrheinischen Museen. En 1942, aux pages 183 à 191 de l’article « Denkmalpflege im Elsaß », il est d’abord question du retour des vitraux évacués par les autorités françaises, du Denkmalarchiv et du traitement de la bibliothèque, ainsi que de l’établissement de l’état des dommages de guerre causés par l’armée française. Un point très rapide est fait sur la situation des Monuments historiques entre 1919 et 1939. Mais dès la page 185, sont évoqués les peintures murales et les bons résultats obtenus : « Besonders schöne Ergebnisse brachte die Freilegung mittelalterlichen Wandmalereien. […] Als Vorarbeit und Grundlage hierzu liess der Denkmalpfleger originalgrosse Aufnahmen anfertigen, die den Grundstück eines Archives elsässischer Wandmalereien bilden »[20].

Suivent les exemples de ce qui a été réalisé : à l’église de Baldenheim (p. 185-186) avec une photographie du relevé de Hermann Velte (p. 187), aux Dominicains de Colmar (p. 186-189), avec là aussi une photographie du relevé (p. 188), aux Dominicains de Guebwiller enfin (p. 189-191), avec une photographie du relevé d’une des travées du jubé et de deux détails.

Qui étaient Joseph Schlippe et Hermann Velte ?

Joseph Schlippe, né à Darmstadt en 1885, a fait l’essentiel de sa carrière d’architecte à Fribourg-en-Brisgau, où il est décédé en 1970 ; après des études d’architecture à la Technische Hochschule de Darmstadt, au sein de laquelle il a d’ailleurs enseigné plus tard, il est de 1925 à 1952 à la tête du service d’architecture (Hochbauamt) de Fribourg ; il est surtout connu comme architecte de la reconstruction de cette ville après le bombardement de novembre 1944.

Dès 1910, il est actif dans la Conservation des Monuments historiques (Denkmalpflege) à Francfort. En 1929, il dirige le comité des Monuments historiques de l’association Badische Heimat (Leiter des Fachauschusses für Denkmalpflege des Landesvereins Badische Heimat), et en 1934 il est chargé de ces mêmes questions pour la circonscription de Fribourg.

Proche du maire nazi de Fribourg, Schlippe aurait dû devenir directeur de l’architecture (Baudirektor), à Strasbourg mais il n’accepta pas. Installé par Robert Wagner comme conservateur des Monuments historiques en Alsace, il y passa de 1940 à 1944 deux jours par semaine[21]. Et nous avons eu un peu plus haut un aperçu de ses réalisations.

Concernant le sujet qui nous occupe, ses archives sont aujourd’hui conservées aux Archives de la ville de Fribourg-en-Brisgau où elles ont été classées ; l’inventaire est consultable en ligne[22].

On y relève des éléments sur les peintures murales en pays de Bade et en Alsace et des dossiers par communes. Par exemple, en K1/44-562 sur les peintures murales en pays de Bade, en K1/44-902 sur les peintures murales à Fribourg (1927-1966), et en K1/44-529 sur les peintures murales en Alsace (principalement Baldenheim, Colmar et Guebwiller).

Dans les dossiers par communes, sont particulièrement intéressants ceux de Baldenheim (K1/44-331), de Colmar (K1/44-336) et de Guebwiller (K1/44-333).

Il est question de Velte, père et fils, à plusieurs reprises.

Hermann Velte père (senior) est né à Biedenkopf (Hesse) en 1883. Il meurt en 1946. Formé à Francfort, il est chargé dès 1903 des fresques de Fraurombach. Suivant les mots de Walbe, conservateur des Monuments historiques de Hesse : « Wenn die Denkmalpflege in Hessen einen guten Ruf geniesst, so ist dies nicht zum geringsten Teil das Verdienst Hermann Veltes des “älteren“ ». Au cours de sa carrière il a rénové, restauré et peint (renoviert, restauriert und ausgemalt) 240 églises[23].

C’est donc à un Hessois comme lui, spécialiste reconnu, que Schlippe fait appel, puis à son fils, Hermann Velte junior ; né en 1915, formé entre 1935 et 1939 par Klemm (Kirchenmaler und Freskotechniker) il continue l’œuvre de son père. À sa mort, en 1984, c’est sa fille Gisela qui lui succède.

Schlippe était plutôt traditionnel dans son approche et privilégiait à la photographie les relevés grandeur nature, comme ceux dont il confia la réalisation à Velte. Mais pendant la guerre, un peu plus tard, un autre projet avec d’autres moyens permit d’avoir plus de 39 000 vues de peintures murales et de plafonds peints.

Entre 1943 et 1945, le régime nazi voulut documenter en couleurs la décoration des édifices du Reich qui risqueraient d’être détruits, afin de pouvoir les « recréer » après la victoire finale. Et il s’avère que 60 % de ces bâtiments situés en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Russie (Prusse orientale), en Tchéquie (Bohême, Moravie) n’existent plus. Les diapositives du Farbdiaarchiv zur Wand- und Deckenmalerei ont été numérisées en 2005 et sont maintenant réunies à Munich, au Zentralinstitut für Kunstgeschichte[24].

La création d’archives de la peinture murale en Alsace qu’appelait Schlippe de ses vœux dans son rapport d’activité n’a pas abouti, mais la documentation réunie pendant la guerre mérite d’être redécouverte, ce que la numérisation tant des relevés que des diapositives couleur permet maintenant.

[1] Joseph WALTER, « Les peintures murales du Moyen Âge en Alsace », Archives alsaciennes d’histoire de l’art, 1932, p. 51-74 ; 1933, p. 51-70 ; 1934, p. 1-24 ; 1936, p. 125-139. Sur les peintures murales des Dominicains de Guebwiller, 1936, p. 125-128. Ici, 1932, p. 66. Le chanoine Alexandre Straub (1825-1891) a été président de la Société pour la Conservation des Monuments historiques d’Alsace (SCMHA) en 1855, fondateur de la Revue catholique d’Alsace en 1859 et conservateur des Monuments historiques en 1882. Voir la notice du Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA) par Louis SCHLAEFLI, p. 3798-3799.

[2] Felix Wolff cité par WALTER, op. cit., 1932, p. 53. Felix Wolff (1852-1925), architecte, conservateur des Monuments historiques en 1899, fondateur en 1901 du Denkmalarchiv (archives des Monuments historiques pour les historiens de l’art et les architectes) est par ailleurs auteur d’un dictionnaire des châteaux (Elsässisches Burgen-Lexikon) paru en 1908. Voir la notice du NDBA par François IGERSHEIM, p. 4304-4305.

[3] Le chanoine Joseph Walter (1881-1952) historien de l’art, bibliothécaire-archiviste de la ville de Sélestat de 1919 à 1950, vice-président de la SCMHA. Voir la notice du NDBA par Hubert MEYER, p. 4084-4085.

[4] Sur les difficultés de photographier des peintures murales voir ce qu’en dit Pierre Devinoy, dans Henri FOCILLON, Peintures romanes des églises de France, Paris, Hartmann, 1938 (avec 130 photographies de Pierre Devinoy). À la fin de l’ouvrage, après les planches en noir et blanc, il y a des considérations techniques, et aussi un tableau des couleurs et des dimensions. Dans la réédition de 1967 chez Flammarion, voir les p. 176-177 et suivantes.

[5] Alexandre STRAUB, « Trouve-t-on en Alsace des peintures murales remontant aux XIIe et XIIIe siècles », dans Congrès archéologique, Strasbourg, Rouen, Saint-Lô, Vire, 1859, Paris, 1860, p. 416-419 et « Découverte d’anciennes peintures murales », Revue catholique d’Alsace, 1863, p. 532-536 (p. 532-534 sur les Dominicains de Guebwiller).

[6] Franz Xaver KRAUS, Kunst und Alterthum in Elsass-Lothringen, Strasbourg, 1876-1892, ici t. II, p. 112-114. Kraus (1840-1901) a été conservateur des Monuments historiques de 1876 à 1882. Il est aussi l’auteur d’un inventaire des œuvres d’art du Grand-duché de Bade. Voir la notice du NDBA par Liliane CHÂTELET-LANGE, p. 2102-2103.

[7] « Les couvents dominicains de Sainte Catherine de Sienne et de la Porte-aux-Anges », dans Charles WETTERWALD, Guebwiller à travers son passé. Pages choisies de l’œuvre historique, Alsatia, 1971, p. 73-98. Traduction française d’un texte en allemand paru vers 1930. Entre les p. 72 et 73, dessin des peintures murales par Robert Gall.

[8] Joseph WALTER, op. cit., 1936, p. 125-129.

[9] Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France. Haut-Rhin, canton Guebwiller, Paris, Imprimerie nationale, 1972. I (texte p. 59-61) et II (illustration), p. 128-135.

[10] Virginie INGUENAUD, « Les peintures murales médiévales de l’ancienne église du couvent des Dominicains de Guebwiller », dans J.-L. EICHENLAUB (dir.), Dominicains et dominicaines en Alsace, XIIIe -XXe siècles, Actes du colloque de Guebwiller 8-9 avril 1994, 1996, p. 235-242.

[11] André TURCAT, « Un thème iconographique : la pesée des âmes », ibidem. p. 227-233.

[12] Sous l’égide des Architectes en chef Prunet, Ponsot et Duplat. Voir par exemple Patrick PONSOT, « Le décor baroque des Dominicains de Guebwiller et sa restauration en 1711 », Bulletin monumental, 164/2, 2006, p. 179-185.

[13] Virginie INGUENAUD, op. cit. : « Il faut attendre les années 1941-1942 pour qu’elles [les peintures murales] soient dégagées, restaurées, voire même franchement refaites » ; « Il ne reste presque plus de couche picturale ancienne sous la restauration de H. Velte » (p. 235).

[14] Joseph SCHLIPPE, « Denkmalpflege im Elsaß », Oberrheinische Kunst. Jahrbuch der oberrheinischen Museen, 10, 1942, p. 183-191.

[15] La presse locale se fait l’écho de ces travaux : « Die Freilegung der Gebweiler Meisterfresken. Einzigartige künstlerische Dokumente im Oberrheingebiet », Mülhauser Tagblatt, 30 août 1941. Article anonyme, peut-être d’Antoine Gardner.

[16] Qui fut dans le chœur supérieur des Dominicains de Guebwiller, avant d’être près de l’église Notre-Dame.

[17] Actuellement Unité départementale de l’architecture et du patrimoine. En fait, les documents sont extraits du Denkmalarchiv fondé par Wolff (voir note 2), dont les collections ont été éclatées par département après 1945.

[18] Restauration réalisée par un atelier privé.

[19] N° 7050 du Denkmalarchiv.

[20] Joseph SCHLIPPE, op. cit.

[21] Leo B. W., Badenwürttembergische Biographien, 4, p. 328-333 (portail Internet https://www.leo-bw.de/themen/biografien).

[22] Merci à Hans-Peter Widmann des Archives de la ville de Fribourg-en-Brisgau de m’avoir gentiment adressé des numérisations de documents. Les archives de Schlippe occupent 16 mètres linéaires et sont dotées d’un répertoire de 350 pages, dû à Ute Scherb.

[23] Dans les archives Schlippe (K1/44-902), éloge funèbre de Hermann Velte par Gruber ; voir aussi le site Internet « Das Mühltal im Odenwald » : https://badischewanderungen.de/muehltal-im-odenwald/ (consulté le 07/11/2020).

[24] Voir la notice dans wikipédia https://de.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schlippe (consultée le 07/11/2020) et https://www.zikg.eu/photothek/bestaende/farbdia-archiv.

 

Pour citer cet article : 
Jean-Luc EICHENLAUB, « Des travaux réalisés sur les peintures murales en Alsace, spécialement aux Dominicains de Guebwiller, pendant la Deuxième Guerre mondiale », dans Ilona HANS-COLLAS, Anne VUILLEMARD-JENN, Dörthe JAKOBS, Christine LEDUC-GUEYE (dir.), La peinture murale en Alsace au cœur du Rhin supérieur du Moyen Âge à nos jours, Actes du colloque de Guebwiller (2-5 octobre 2019), Caen, Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM), 2023, mis en ligne en février 2023. URL : https://grpm.asso.fr/activites/publications/colloque-guebwiller/jean_luc_eichenlaub/.